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LA DYSPLASIE DE LA HANCHE DU CHIEN 
LIB140

par le Pr Michel franck

Michel FRANCK est Docteur Vétérinaire et Professeur à l'École Vétérinaire de Lyon où il enseigne la Zootechnie et la Génétique Appliquée aux Populations Animales. Secrétaire de la Sous Commission Dysplasie de la Hanche de la Société Centrale Canine, il a pu appréhender cette affec- tion dans toute son étendue. Ce livre est une synthèse des travaux réalisés sur le sujet ;
ses principales conclusions sont les suivantes :
La dysplasie de la hanche du chien est une laxité ligamentaire entraînant un défaut de coaptation de la tête fémorale dans la cavité cotyloïde du coxal, et, de ce fait, une répartition anormale des pressions au niveau de l'articulation devenue instable ; cette répartition est responsable de l'apparition des lésions cartilagineuses et osseuses, caracté- ristiques de l'arthrose ; le risque de l'évolution d'une laxité ligamentaire en arthrose, le plus souvent invalidante à terme, est de l'ordre de 50 %.
Le critère révélateur de la dysplasie à partir d'une radiographie de dépistage est l'angle de Norberg-OIsson ; plus récemment, le test de Pennhip a été proposé : il permet de faire un diagnostic plus précoce (4 mois d'âge) mais il est plus délicat à mettre en oeuvre.
Les masses musculaires pelviennes jouent un rôle important non sur la laxité, mais sur la coaptation : cela signifie qu'un Rottweiler peut être dysplasique (avec une laxité importante) mais du fait de ses masses musculaires, il est capable, au cours de son dépla- cement, de rétablir une parfaite coaptation. Le risque de l'évolution d'une dysplasie en arthrose est donc variable d'une race à fautre.
La croissance du chiot a un rôle révélateur de la dysplasie plus important qu'on ne le pensait ; une réduction de la ration (en quantité et en énergie) diminue le rythme de croissance et réduit le risque d'apparition de la laxité ligamentaire, tout en respectant les besoins physiologiques de l'animal.
Cette information a une autre conséquence : celle de ne plus faire peser sur le seul vendeur la responsabilité de l'apparition de la dysplasie ; de nouveaux rapports entre vendeurs et acheteurs peuvent donc être établis sous réserve de l'établissement d'un contrat de vente clair.
La radiographie de dépistage ne permet pas de déceler les faux négatifs, c'est à dire les porteurs sains du ou des gènes de la dysplasie ; l'étude des résultats des accou- plements nous oriente vers un déterminisme génétique simple.
123 pages
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